"Renaud et l'enchanteresse Armide" Huile sur toile d'après A. Van DYCK. XVII ème

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L'histoire:

"Jeune et belle magicienne, princesse de Damas, Armide est chargée par son oncle, roi de cette ville, de combattre l'armée de Godefroy de Bouillon qui tente de conquérir Jérusalem.

Elle parvient à séduire de nombreux Croisés qu'elle tue ou change ensuite en animaux, avec succès puisqu'elle retient prisonniers tous les chevaliers chrétiens. Mais le plus valeureux d'entre eux, Renaud, réussit à les délivrer, avant de sombrer dans un profond sommeil magique, dont Armide, furieuse, est bien décidée de profiter.

Cependant, alors que son poignard est levé au-dessus du jeune homme, elle s'éprend de lui, et n'arrive pas à lui donner la mort. Pour être aimée, Armide fait absorber à Renaud un filtre de sa composition. Le couple est heureux dans le jardin de la magicienne, loin de Jérusalem et Damas.
Mais la jeune femme sait bien qu'elle ne pourra pas rester éternellement avec son ennemi, même ensorcelé, et supplie la Haine de détruire son amour pour le Croisé, avant de changer d'avis. Vexée, la Haine lui déclare que ses sentiments pour son amant la mèneront à beaucoup de souffrance.

Au même moment, Godefroy, le chef des Chrétiens, demande à deux de ses hommes, Ubalde et le Chevalier Danois, de partir à la recherche de Renaud. Armés d'une épée de diamants et d'un bouclier dissipant les mauvais sorts, ils parviennent au château de l'enchanteresse et délivrent leur ami. La magicienne supplie le chevalier de l'emmener comme prisonnière, mais il refuse, et part en la laissant évanouie. Revenue à elle, Armide maudit Renaud et s'envole sur son char, alors que les démons détruisent son palais.

"Renaud et Armide" racontée par le Tasse dans la Jérusalem délivrée (1581), un récit épique et merveilleux de la première Croisade."
Texte tiré du domaine des Arts.

L'amour est sublimée par des "putti" turbulents et joueurs. Ils sont peints semble t il pour évoquer la montée du désir.
Baigné d'une lumière blanche, la tension érotique du tableau part de son centre. Il montre le renversement de la tête de Renaud, l'abandon de son corps entre les jambes d' Armide qui exhibe une nudité naissante.
L'impression de sensualité est accentuée par l'ange potelé de dos qui nous regarde avec complicité par dessus son épaule . (Il rappelle la peinture de Le Parmesan "Cupidon taillant son arc"(1533/ 1534). Que dire de la symbolique des anges chevauchant le sabre de Narcisse, de l'ange perché au sommet de l'arbre, du chausson enfilé, du nœud noué au mollet et enfin des deux soldats embusqués et guetteurs!
A restaurer.
115/ 88 cm